Bien vu !
Excellente idée !!!
Excellente idée que de faire porter à un enfant de 10 ans la mémoire d’un enfant méthodiquement et sauvagement assassiné par des cons il y a de ça plus d’un demi siècle.
Il semble important qu’à 10 ans on tire les leçons du passé dont 10 générations d’adultes se sont aisément et furieusement exonérées, jusqu’aux plus intéressées d’entre-elles.
L’esprit d’un enfant de 10 ans me semble parfaitement armé, formé et rompu aux joies du libre arbitre pour saisir dans leur entières complexités la nécessité du devoir de mémoire et la cécité partielle ou totale qu’il implique en l’espèce. Quid de la mémoire des enfants Rwandais plus récemment et joyeusement massacrés par des as de la machette consciencieusement observés, non contenus, voire, et de fait, encouragés par, dans le meilleur des cas, la passivité de nos militaires et au pire leur complicité fortement suspectée, répondant en cela scrupuleusement à la diplomatie menée par ceux qui aujourd’hui réclament avec force et effet d’annonce pour ne pas dire stratégiquement et communautaire-ment : « MEMOIRE !!! » .
L’histoire décrit le génocide juif (6 millions de morts en à peine une poignée d’années en Europe), comme l’étalon de l’horreur, comme si l’horreur avait besoin d’étalons, mais admettons qu’Hiroshima et sa poignée de secondes n’aient pas existé… L’histoire, et l’état lui emboîtant le pas, par l’intermédiaire de son commandant en chef, fixent donc l’horreur absolue à 6 millions de personnes abjectement massacrées avec application en 3 ans dans toute l’Europe. L’actualité plus récente au Rwanda détermine avec beaucoup de difficultés, mais à minima avec certitude, à 800 000 morts d’une même ethnie en 2 mois, sur un territoire nettement moins étendu, le nombre de victimes génocidaires. Ce qui, à période équivalente, porterait à plus de 14 millions de victimes le génocide Rwandais à supposer que l’ethnie en question le permette et sans tenir compte des considérations spatiales. Je propose donc qu’a-fin d’appliquer les résolutions pertinentes d’une présidence arbitrairement amnésique on réquisitionne des enfants de moins de 10 ans ce qui en ont plus de 5 et que leur soient attribuées les mémoires des enfants rwandais morts très récemment. Et peut-être même que l’on distribue aux enfants en âge de marcher et balbutier leurs premiers gazouillis des bons à valoir sur les mémoires à venir des petites victimes potentielles des jeux imbéciles que jouent les classes politiques dirigeantes successives en plein accord avec les intérêts économiques fluctuants de leurs proches, voire très proches amis. Pérennisant en cela les enseignements cupides de leurs aînés, mais en aucun cas la mémoire de l’horreur.
Je propose que les enfants se substituent aux adultes en endossant de leurs responsabilités celles qui les ennuient dans l’exercice de leurs choix politiques.
Et par extension pourquoi ne pas dresser l’inventaire des victimes de la pédophilie afin que les petits enfants de la nation, en l’apprenant par cœur, participent activement, en en tirant toutes les leçons, à l’éducation des masses pour des lendemains meilleurs. Mélangeons, touillons ! On n’est plus à ça près !
« Monsieur mon Président à nous qu’on a », ce sont les adultes qui préparent les situations à venir (au rang desquelles le communautarisme exacerbé), les enfants d’aujourd’hui qui les vivront et auront à s’en dépêtrer. La simplification à outrance de la pensée et la réduction des faits, bouillies pré-machées distillées aux adultes comme aux gosses avant même l’âge de raison, ne les y aideront pas, sauf peut-être dans cette sourde mais semble-t-il inexorable ascension vers le crétinisme absolue dont il est parfois permis de se demander, au spectacle lamentable de vos prestations, si l’état, à son plus haut niveau, n’en est pas déjà frappé.
A moins qu’il ne s’agisse de cynisme… Mais là…

